{"id":183,"date":"2024-07-14T05:10:35","date_gmt":"2024-07-14T03:10:35","guid":{"rendered":"https:\/\/fondationaidaracherif.org\/?p=183"},"modified":"2024-07-14T05:10:35","modified_gmt":"2024-07-14T03:10:35","slug":"presentation-des-editions-de-la-fondation-aidara-cherif-union-pour-leradication-de-la-pauvrete-en-afrique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/fondationaidaracherif.org\/?p=183","title":{"rendered":"Pr\u00e9sentation des \u00c9ditions de la Fondation A\u00cfDARA CHERIF (Union pour l&rsquo;\u00e9radication de la pauvret\u00e9 en Afrique)"},"content":{"rendered":"\n<p>mercredi 3 septembre 2014.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Questions au Pr\u00e9sident de la Fondation, Ch\u00e9rif Yancouba A\u00cfDARA<\/h3>\n\n\n\n<p>(Propos recueillis par le Bureau Europe de la Fondation &#8211; 27\/08\/2014)<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"http:\/\/dotclear230\/public\/fondation4\/couv_format_poche_FONDmanubphoto.jpg\"><\/a><\/p>\n\n\n\n<p><em>Q: Monsieur le Pr\u00e9sident, pouvez-vous nous parler du parcours qui a \u00e9t\u00e9 le v\u00f4tre et qui vous a conduit \u00e0 la cr\u00e9ation de la Fondation ?<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>J&rsquo;ai quitt\u00e9 le S\u00e9n\u00e9gal tr\u00e8s jeune, avec mon fr\u00e8re Vieux A\u00efdara, et nous avons tous deux parcouru et d\u00e9couvert le monde. Nous \u00e9tions particuli\u00e8rement int\u00e9ress\u00e9s par le milieu de l&rsquo;entreprise et nous avons pu constater que partout la r\u00e9ussite \u00e9conomique et le progr\u00e8s social vont de pair. Je me suis alors beaucoup interrog\u00e9 sur le sort r\u00e9serv\u00e9 \u00e0 notre continent. Nous disposons d&rsquo;un capital humain consid\u00e9rable (15,7% de la population mondiale, au 3\u00e8me rang derri\u00e8re les continents asiatique et am\u00e9ricain, ndr) et des ressources naturelles qui devraient nous permettre d&rsquo;\u00e9galer, voire de surpasser \u00e9conomiquement nombre de grandes puissances actuelles. Nous vendons nos mati\u00e8res premi\u00e8res aux autres continents qui les transforment en produits finis ce qui cr\u00e9ent leurs propres richesses.<\/p>\n\n\n\n<p>Tandis que nos populations restent pauvres. Par exemple, nous vendons du coton brut \u00e0 des entreprises \u00e9trang\u00e8res qui nous vendent ensuite des chemises avec un grand b\u00e9n\u00e9fice. Pourquoi les entreprises africaines ne seraient-elles pas capables de fabriquer des v\u00eatements pour les Africains? Je pourrais dire la m\u00eame chose pour le bois, le cuir, etc.<\/p>\n\n\n\n<p>Il faut avoir confiance en nos propres capacit\u00e9s de redresser l&rsquo;Afrique. Nous devons, nous aussi, profiter de la mondialisation et y prendre toute notre part. Il faut briser d\u00e9finitivement le pacte colonial. Le destin de l&rsquo;Afrique n&rsquo;est pas d&rsquo;\u00eatre dans la soumission perp\u00e9tuelle.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Nous avons l&rsquo;\u00e9nergie, nous avons les talents et les capacit\u00e9s.<\/strong> C&rsquo;est une question de volont\u00e9. De retour au S\u00e9n\u00e9gal, mon fr\u00e8re et moi avons constat\u00e9 des situations d&rsquo;extr\u00eame pauvret\u00e9 auxquelles il fallait faire face dans l&rsquo;urgence. Au lieu d&rsquo;agir au coup par coup, nous avons d\u00e9cid\u00e9 de rationaliser notre action et nous avons eu l&rsquo;id\u00e9e de cr\u00e9er la Fondation A\u00cfDARA CHERIF. Nous \u00e9tions \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1980. C&rsquo;est en 1998 que La Fondation A\u00cfDARA CHERIF a \u00e9t\u00e9 reconnue d&rsquo;utilit\u00e9 publique par le gouvernement du S\u00e9n\u00e9gal. Aujourd&rsquo;hui, nous avons des antennes en Gambie, en Guin\u00e9e, Guin\u00e9e Bissau et au Ghana. Dans tous ces pays, nous agissons au plus pr\u00e8s des populations dans le besoin.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Q: Quelles sont les principales actions d\u00e9j\u00e0 \u00e0 l&rsquo;actif de la Fondation et quels sont les programmes de la Fondation A\u00cfDARA CHERIF actuellement en cours&nbsp;?<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>La Fondation a contribu\u00e9 depuis sa cr\u00e9ation \u00e0 des centaines de distribution de biens de premi\u00e8re n\u00e9cessit\u00e9 et a mis en place des programmes de solidarit\u00e9 sociale sous la forme d&rsquo;aide financi\u00e8re directe de dernier recours, de prise en charge des frais de scolarit\u00e9 pour les \u00e9l\u00e8ves m\u00e9ritants, de prise en charge des frais m\u00e9dicaux d&rsquo;urgence, de soutien aux personnes sans emplois avec des enfants \u00e0 charge, d&rsquo;aide \u00e0 la construction de logements sous la forme de dons de mat\u00e9riaux, d&rsquo;accueil des orphelins dans les zones rurales.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Aujourd&rsquo;hui, la Fondation, tout en poursuivant l&rsquo;aide d&rsquo;urgence, a mis en place des programmes orient\u00e9s vers le d\u00e9veloppement durable, notamment dans le domaine de l&rsquo;agriculture biologique et biodynamique<\/strong> ainsi que dans celui de la construction d&rsquo;\u00e9co-villes mod\u00e8les. Le c\u0153ur battant des \u00e9co-villes de la Fondation sera le complexe \u00e9ducatif o\u00f9 sera prodigu\u00e9 un enseignement multilingue allant de la maternelle \u00e0 l&rsquo;universit\u00e9. Nous avons \u00e9galement le projet de cr\u00e9er un Institut des travaux publics qui aura pour mission de former des jeunes \u00e0 tous les m\u00e9tiers du b\u00e2timent avec l&rsquo;objectif de former prioritairement des ing\u00e9nieurs dans le secteur de la construction.<\/p>\n\n\n\n<p>Les jeunes africains ne doivent pas se contenter d&#8217;emplois subalternes sur les chantiers. Ce sont eux qui doivent prendre les choses en main et diriger les chantiers au plus haut niveau. Il faut qu&rsquo;ils soient form\u00e9s \u00e0 toutes les nouvelles technologies. Enfin, nous avons pr\u00e9vu l&rsquo;implantation de centres de santQ: qui permettront d&rsquo;offrir des soins accessibles \u00e0 tous.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Q: Vous avez d\u00e9cid\u00e9 de lancer les \u00c9ditions de la Fondation A\u00cfDARA CHERIF, quels types d&rsquo;ouvrages allez-vous proposer&nbsp;?<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><strong>La Fondation a d\u00e9cid\u00e9 de se lancer dans l&rsquo;aventure \u00e9ditoriale en cr\u00e9ant sa propre maison d&rsquo;\u00e9dition.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;objectif est de cr\u00e9er une maison d&rsquo;\u00e9dition g\u00e9n\u00e9raliste qui soit pr\u00e9sente dans tous les domaines. Nous voulons faire de l&rsquo;\u00e9dition scolaire en proposant des manuels d&rsquo;apprentissage des langues, fran\u00e7ais, anglais, arabe, chinois, portugais, adapt\u00e9s aux \u00e9l\u00e8ves africains. Je lance d&rsquo;ailleurs un appel aux enseignants, en activit\u00e9 ou retrait\u00e9s, qui souhaiteraient se lancer dans l&rsquo;aventure de la conception de tels manuels.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Le multilinguisme est une sp\u00e9cificit\u00e9 africaine.<\/strong> Ce sera \u00e9galement une sp\u00e9cificit\u00e9 des \u00c9ditions de la Fondation A\u00cfDARA CHERIF. Il y a en Afrique une expertise dans ce domaine que nous ne devons pas laisser dispara\u00eetre. Les enseignants, fins connaisseurs des langues que j&rsquo;ai cit\u00e9es, ont un devoir de transmission. De notre c\u00f4t\u00e9, nous allons recueillir ce savoir et le conserver en l&rsquo;imprimant et en le diffusant.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>A l&rsquo;heure o\u00f9 la France vient de prendre conscience que la francophonie est un moteur \u00e9conomique et que l&rsquo;avenir de celle-ci se joue en Afrique, nous contribuerons, \u00e0 notre niveau, \u00e0 ce renouveau francophone en \u00e9ditant des ouvrages en langue fran\u00e7aise.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Pour rester dans le domaine de l&rsquo;\u00e9dition scolaire, mais cette fois pour le lyc\u00e9e, nous avons l&rsquo;intention d&rsquo;\u00e9diter un manuel de philosophie destin\u00e9 aux lyc\u00e9ens africains francophones en ajoutant au programme classique des textes de philosophes africains qui m\u00e9ritent d&rsquo;\u00eatre mis \u00e0 l&rsquo;honneur et \u00e9tudi\u00e9s par nos \u00e9l\u00e8ves. Les \u00c9ditions de la Fondation A\u00cfDARA CHERIF souhaitent aussi proposer des livres pour la jeunesse avec des bandes dessin\u00e9es, des r\u00e9cits d&rsquo;aventures, de la science-fiction, des contes et l\u00e9gendes d&rsquo;Afrique. Nous les traduirons selon les besoins. L&rsquo;objectif est de faire conna\u00eetre les auteurs africains dans le monde entier. Nous serons ouverts \u00e9galement \u00e0 la litt\u00e9rature, au th\u00e9\u00e2tre, \u00e0 la po\u00e9sie et \u00e0 l&rsquo;Histoire.<\/p>\n\n\n\n<p>Nous \u00e9diterons aussi des ouvrages consacr\u00e9s \u00e0 la religion et \u00e0 la spiritualit\u00e9. Les EFAC \u00e9diteront des livres traitant de questions de soci\u00e9t\u00e9 ou d&rsquo;actualit\u00e9, des biographies et autobiographies, des guides touristiques aussi. Nous proposerons des livres autour de la th\u00e9matique du d\u00e9veloppement durable, mais aussi des livres pratiques, comme les livres de cuisine, de bricolage, de sant\u00e9 naturelle, de mieux-\u00eatre. Enfin, nous faisons appel aux photographes et aux artistes en g\u00e9n\u00e9ral car nous avons l&rsquo;intention de publier des livres de photographies et des livres d&rsquo;art.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette liste n&rsquo;est pas exhaustive. Nous sommes ouverts \u00e0 toutes les propositions des auteurs et nous attendons les talents qui, nous le savons tous, sont nombreux en Afrique. Par exemple, nous pourrions \u00e9galement \u00e9diter des expatri\u00e9s, s&rsquo;ils le souhaitent.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Q: Pouvez-vous nous expliquer comment est n\u00e9e cette id\u00e9e de cr\u00e9er les \u00c9ditions de la Fondation A\u00cfDARA CHERIF&nbsp;?<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Cr\u00e9er une maison d&rsquo;\u00e9dition au sein de la Fondation me para\u00eet une suite logique de mon combat pour le d\u00e9veloppement \u00e9conomique de l&rsquo;Afrique et plus de justice sociale. D&rsquo;abord, les EFAC doivent contribuer au \u00ab&nbsp;d\u00e9veloppement productif&nbsp;\u00bb de l&rsquo;Afrique. <strong>Les livres seront imprim\u00e9s en Afrique. Ils seront vendus \u00e0 un prix accessible au plus grand nombre.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Nous voulons faire la promotion du \u00ab&nbsp;Made in Africa&nbsp;\u00bb en montrant qu&rsquo;il est possible de produire des objets sur le continent.<\/strong> Nous sommes aussi capables en Afrique de produire des livres num\u00e9riques, et c&rsquo;est ce que nous avons l&rsquo;intention de faire.<\/p>\n\n\n\n<p>Deuxi\u00e8mement, nous appliquerons ce que nous pr\u00f4nons, \u00e0 savoir le d\u00e9veloppement durable. Nous serons tr\u00e8s attentifs \u00e0 la provenance du papier qui sera exclusivement certifi\u00e9 issu de for\u00eats g\u00e9r\u00e9es durablement. Les EFAC seront de l&rsquo;\u00e9dition \u00e9co-responsable.<\/p>\n\n\n\n<p>Troisi\u00e8mement, m\u00eame si la francophonie est un atout que nous ne devons pas perdre au profit de ce que d&rsquo;aucuns appellent le \u00ab&nbsp;globish&nbsp;\u00bb, nous devons cultiver notre multilinguisme originaire. Enfin, c&rsquo;est l&rsquo;\u00e9l\u00e9ment le plus important, c&rsquo;est pourquoi je l&rsquo;ai gard\u00e9 pour la fin. Je vais citer le grand humaniste Albert Jacquard qui avait dit \u00ab&nbsp;Appartenir \u00e0 l&rsquo;esp\u00e8ce humaine, c&rsquo;est \u00eatre d\u00e9positaire du tr\u00e9sor de questions, de r\u00e9ponses, d&rsquo;angoisses, de projets peu \u00e0 peu accumul\u00e9s par ceux qui nous ont pr\u00e9c\u00e9d\u00e9s&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Chaque \u00eatre humain se construit gr\u00e2ce aux autres, et les livres sont un formidable moyen d&rsquo;acc\u00e9der aux pens\u00e9es, id\u00e9es et visions de nos semblables. C&rsquo;est pourquoi, les EFAC mettront les livres \u00e0 la port\u00e9e de tous. <strong>Et peut-\u00eatre \u00e9diterons-nous des auteurs qui proposeront des id\u00e9es nouvelles pour construire des soci\u00e9t\u00e9s africaines meilleures et plus justes. C&rsquo;est ce que je souhaite.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><em>Monsieur le Pr\u00e9sident, je vous remercie de ces r\u00e9ponses.<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>mercredi 3 septembre 2014. 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